Les carnets du baroudeur

Balade Lusitanienne : une trans-portuguaise pour tous

Spécialiste de l’Europe et précurseur du raid thématique en 4x4, Helios s’est résolument tourné vers le tourisme et l’histoire, il y a un peu plus de 20 ans. A une époque où tous les organisateurs s’engouffraient sur le Maghreb et l’Afrique, créant une « compétition » dans laquelle chacun essayait de livrer le raid le plus dur et les étapes les plus longues, Helios bâtissait toute une philosophie du voyage aux antipodes de ses confrères. Toujours à l’affut d’une destination à connotation « culturelle », alliant ainsi 4x4 et tourisme, l’organisation sudiste s’est ouverte depuis peu sur le Portugal avec son Raid Lusitania qui vous propose une belle immersion dans un pays qui attire aujourd’hui de plus en plus de monde…

 

Spécialiste de l’Europe et précurseur du raid thématique en 4x4, Helios s’est résolument tourné vers le tourisme et l’histoire, il y a un peu plus de 20 ans. A une époque où tous les organisateurs s’engouffraient sur le Maghreb et l’Afrique, créant une « compétition » dans laquelle chacun essayait de livrer le raid le plus dur et les étapes les plus longues, Helios bâtissait toute une philosophie du voyage aux antipodes de ses confrères. Toujours à l’affut d’une destination à connotation « culturelle », alliant ainsi 4x4 et tourisme, l’organisation sudiste s’est ouverte depuis peu sur le Portugal avec son Raid Lusitania qui vous propose une belle immersion dans un pays qui attire aujourd’hui de plus en plus de monde…
 

 

 

Invitation au voyage

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Terre aux multiples facettes, le Portugal est une destination de rêve, tant par la diversité de ses paysages que par l’extraordinaire richesse de son patrimoine architectural et artistique. Peu ou pas exploité par les voyagistes 4x4 de l’Hexagone, ce pays généreux et attachant mérite pourtant qu’on s’y intéresse : avec un réseau routier composé aux deux-cinquièmes de pistes et de chemins, on peut dire du Portugal qu’il est l’un des dernier paradis du 4x4 en Europe avec la Sicile, la Sardaigne, la Grèce et l’Espagne.

 

Indépendamment de l’aspect « tout-terrain » proprement dit, le Portugal présente plusieurs intérêts : une histoire riche et mouvementée qui a forgé sa personnalité, une population chaleureuse et particulièrement accueillante, une géographie extrêmement variée composée de montagnes, de plateaux bosselés, de plaines fluviales et une belle façade atlantique. Au Portugal, chaque région traversée recèle une multitude de trésors et de merveilles pour le voyageur curieux qui sait prendre le temps de s’arrêter. Un peu partout, on trouve de jolis villages, chaleureux et intimistes, tous aussi pittoresques les uns que les autres, avec leurs rues pavées et leurs maisons aux façades blanches rehaussées de fenêtres et de portes aux couleurs vives.

 

Sur le Raid Lusitania, le 4x4 est le fil conducteur qui relie entre eux tous les trésors cités plus haut. Le but des organisateurs n’étant pas de faire un raid « tout-terrain » classique mais plutôt une découverte privilégiée d’un pays trop souvent méconnu, à travers ses plus beaux paysages et ses plus beaux chemins. Pistes d’altitude, petits chemins creux bordés de murettes centenaires et sentes forestières alternent tour à tour dans un décor toujours différent. Avec ses vertes prairies où taureaux et cigognes cohabitent étroitement, avec ses sombres forêts de résineux, ses immenses étendues d’oliviers ou de chênes lièges et ses célèbres forêts d’eucalyptus, le Portugal offre une étonnante diversité de paysages, que ce soit en montagne, en plaine ou en bord de mer. Soulignons au passage les splendides paysages marins de sa façade maritime que l’on découvre par la piste, en « cabotant » d’un village à l’autre…

 

 

Du nord au sud.

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Le premier jour, le regroupement s’effectue à Bragance, tout à fait dans le nord du pays, au Sao Lazaro, un hôtel 4 étoiles un peu kitch avec son hall monumental et ses chambres rétro qui rappellent les hôtels de la Belle Epoque avec leur parquet ciré et leurs baignoires monumentales bardées de chromes rutilants. Après l’apéritif de bienvenue et le briefing de présentation, tout le monde passe à table pour un premier aperçu de la cuisine portugaise. L’organisation n’avait pas exagéré : c’est bon, c’est servi à profusion et la truite farcie est un véritable bonheur. Après deux jours de route et des repas insipides dans les fast food espagnols, tout le monde apprécie de se poser pour faire un vrai repas.

Le lendemain, après un départ tardif et la visite du château de Bragance, tout le monde part au road book, en solo ou par petits groupes, suivant les affinités. Les premiers tours de roues nous entrainent à travers un véritable moutonnement de collines boisées ponctuées, ici et là, de petits lacs de montagne. Un paysage étonnant qui se déroule devant nos yeux, bien loin de l’aridité à laquelle nous nous attendions… Tout au long du parcours, l’organisation a prévu des variantes pour aller visiter divers centres d’intérêt. Ce sera l’occasion de découvrir la jolie ville de Vilaflor avec ses rues pavées, ses maisons aux encadrements multicolores et son église baroque qui domine la ville de ses clochets jumeaux. L’étape s’achève à Freixo-da-Espada. Pour ce soir, l’organisation a prévu de nous loger dans un petit hôtel de tourisme (une pinsaon, comme on dit en portugais). Après le briefing, dîner vraiment pantagruélique dans un petit restaurant, en face de l’hôtel.


 

 

 

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La deuxième étape, tout aussi bucolique que la première, nous fait traverser plaines et vallées au milieu des oliviers et des grandes forêts de résineux. Quelques petits passages à gué viennent agrémenter un parcours sans aucune difficulté notoire. Nous traversons à nouveau toute une kyrielle de petits villages colorés assortis d’églises et de sanctuaires bigarrés. Si nous ne rencontrons quasiment personne sur la piste, à part une ou deux voitures officielles (GNR et forestiers), les villages, par contre sont bien animés : lézardant au soleil ou papotant à l’ombre de leur maison, les anciens nous regardent passer avec un sourire amusé. Les terrasses des cafés sont bondées. Leur musique, tour à tour endiablée ou mélancolique, et leur ambiance « bon enfant » rappellent un peu les bistrots et les bals musette de la Belle Epoque. Une petite erreur sur le road book, au beau milieu d’un de ces villages, nous donnera l’occasion de vérifier la gentillesse des gens du coin qui s’amusent de nous voir tourner en rond mais qui n’hésitent pas à nous mettre sur le bon chemin à grands renforts de signes et d’explications… que l’on ne comprend pas toujours ! Une fois de plus, nous quittons le road book, suivant les conseils de l’organisation pour visiter le petit village fortifié de Castel Rodrigo, perché sur son éperon rocheux, puis nous reprenons le parcours officiel qui nous conduit jusqu’à Vermiosa. Petit arrêt au des grosses maisons de pierre qui caractérisent ce bourg typiquement médiéval. Un peu plus loin, les petits chemins creux laissent la place à des larges pistes, véritables autoroutes de terre qui traversent de part en part les grandes forêts de sapins. Nous faisons bien attention à ne pas dépasser les 30-40 km/h comme nous l’a conseillé l’organisation. En approchant d’Almeida, les chemins redeviennent plus étroits en traversant de vastes steppes d’herbe jaune parsemées de gros blocs de granite moussu. Nouvel arrêt pour visiter rapidement Almeida avec un passage insolite en plein coeur des murailles, en voiture, dans les tunnels de barbacane qui ont vu passer les canons et les troupes de Napoléon. Au niveau de Badalamos, nous découvrons d’anciennes routes pavées sur plusieurs kilomètres. Datant du siècle dernier et maintenues en parfait état, ces routes longent de verdoyants paysages et divers canaux aériens en pierre de taille, preuve s’il en est, de l’importance de l’eau dans ce pays qui, selon la saison, peut être soumis a des températures épouvantables. Une dernière piste caillouteuse et chaotique à souhait nous fait un peu regretter les pavés, puis on arrive à Guarda, en fin d’après midi.
 
 
 
 

Le Portugal de l’intérieur.

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Le troisième jour, après la visite de la cathédrale de Guarda, le road book nous entraîne sur la Serra da Estrela qui marque le point le plus haut de notre parcours au Portugal. Rien à voir avec les Alpes ou les Pyrénées, bien sûr, mais cela valait le déplacement. Dans un paysage sauvage et tourmenté, dominé par des landes de bruyères et de genêts, les sombres forêts de sapins s’étendent à pertes de vue laissant apparaître, ça et là, des amas de rochers cyclopéens couverts d’une mousse tantôt, rouge, tantôt jaune. Sur ce toit du Portugal, l’oeil embrasse par moments des panoramas fantastiques. Hier soir, Arys nous a fait un petit topo sur le secteur : c’est sur la serra da Estrela (montagne de l’étoile) que se trouve le point culminant du Portugal (1 993 mètres). Elle est couronnée d’une tour de pierre mesurant 7 mètres de hauteur, ce qui donne une hauteur symbolique de 2 000 mètres. C’est dans cette région qu’est fabriqué le fromage le plus réputé du Portugal, le fromage de brebis «Queijo da Serra», fabriqué de manière artisanale selon les techniques ancestrales qui utilisent la fleur de chardon comme coagulant. Nous quittons la sierra au niveau d’Aldeia do Carvalho pour reprendre le goudron qui nous conduit jusqu’à Capinha. De là, pistes et chemins creux vont se succéder jusqu’à Monsanto, à travers plusieurs domaines agricoles. C’est d’ailleurs sur l’un de ces domaines que nous allons bivouaquer. En principe, le bivouac est interdit au Portugal sauf autorisation d’une commune ou d’un propriétaire. C’est justement ce qui a été négocié lors des recos grâce à Marisabel qui, de par ses origines, parle couramment le portugais. Serviable et toujours disponible, membre de l’organisation depuis plus de 6 ans, elle est souvent mise à contribution car, on s’en rend compte tout les jours, si les Portugais sont particulièrement accueillants, ils ont aussi beaucoup de difficultés avec les langues étrangères. Que ce soit pour traduire un menu, prendre une commande, négocier des autorisations ou faire le relais avec certains hôteliers, Marisabel est sur tous les fronts et c’est grâce à son intervention que l’on peut s’installer ce soir dans une vaste prairie. Comme d’habitude, Arys réserve les meilleurs emplacements aux tentes classiques tandis que ceux qui ont des tentes de toit jonglent un peu pour se mettre bien à plat. Si certains s’installent le plus loin possible de l’ensemble du groupe, pour plus d’intimité, tout le monde se retrouve quand même pour le briefing et le dîner autour de la tablée générale.

 

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La quatrième étape débute par la visite du village de Monsanto qui se trouve à une demi-heure du point de bivouac. Construit sur une colline rocheuse et dominé par les ruines altières d’un ancien château, Monsanto offre un spectacle étonnant avec ses ruelles étroites, son pavement irrégulier et ses maisons de pierre qui épousent étroitement les blocs immenses sur lesquelles elles s’adossent. Après Monsanto, une autre visite : celle d’Idanh-a- Velha. Le village en lui-même, mérite le détour mais le plus intéressant reste le musée accolé à l’ancien moulin à huile. Après les visites, la piste reprend ses droits. Les petits chemins bordés de murettes se transforment vite en larges pistes bien damées dès lors qu’on se rapproche de Castelo Branco et de ses forêts d’eucalyptus. A 13 heures, la presque totalité du groupe se retrouve dans une petite gargote, au bord de la route pour découvrir le pot au feu portugais. Un vrai régal ! Après le déjeuner, nous prenons le goudron pour rejoindre Tomar par la route. Certains vont s’installer à l’hôtel tandis que d’autres s’en vont au camping mais tout le monde se retrouve le soir pour une nouvelle découverte gastronomique dans un des restaurants de la vieille ville. Pas de briefing ce soir, puisque la journée de demain est libre et quelle ne comporte aucune piste.

 

 

 

Changement de décor.

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Le 5ème et le 6ème jour sont consacrés exclusivement aux visites. Nous ouvrons ce programme culturel avec Tomar que nous n’avions pas eu le temps de visiter la veille. Certains vont y passer une heure, d’autres trois heures. Tout de suite après, nous ferons une petite pause photo devant l’aqueduc dos Pegoes (des Portugais) qui alimentait naguère le couvent puis nous traçons sur Fatima et un peu plus tard sur Batalha pour y visiter le couvent de Santa Maria da Vitoria. Gigantesque, grandiose et flamboyant, le monastère de Batalha va nous occuper deux bonnes heures. Après Bathala, nous prenons la route côtière pour aller voir Nazaré, ses plages, ses falaises et son poisson séché, et nous terminons l’étape à Obidos où l’organisation nous a réservé un hôtel à deux pas des murailles de la vieille ville. Le lendemain, nous consacrons notre matinée à la visite d’Obidos puis nous faisons un détour pour aller voir Peniche et son cap avant d’entamer une belle liaison routière qui nous amène à Evora. Pour la 7ème étape, Helios nous a gâtés avec de magnifiques paysages qui rappellent trait pour trait ceux de l’Andalousie. Tout y est : les vertes prairies couvertes de fleurs multicolores, les chênes-liège, les vaches et les taureaux aux longues cornes…

 

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Un décor de carte postale entrecoupé par moment de petits passages à gué (qui a dit que le Portugal était un pays aride ?). Un passage insolite à signaler : « les HLM de cigognes », comme l’appelle Arys. Imaginez : une grande et large piste qui traverse de part en part la prairie, sur près de 10 kilomètres et, par endroits, de longues lignes de peupliers sur lesquels nichent des centaines de cigognes. En fin d’après midi, on abandonne les plaines de l’Alentejo pour découvrir le bord de mer au niveau de Grandola. C’est l’occasion de se promener un peu dans le sable jusqu’au superbe camping de Costa St André en bord de mer qui nous accueille ce soir. Sanitaires nickel, de vastes emplacements qui nous permettent de prendre nos aises : le paradis ! Certains ont loué des bungalows, d’autres ont dressé leur camp devant la plage, quasiment les pieds dans l’eau. Ce qui leur permettra d’ailleurs, d’aller prendre un bain avant le briefing. Celui-ci terminé, tout le monde se réunit à nouveau autour de la tablée générale profitant jusque tard dans la nuit d’une température idyllique…
 
 
 
 
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En cette 8ème étape du Raid Lusitania, c’est la mer qui domine. Pistes côtières, chemins creux zigzagant au milieu des landes et des forêts de pins, zones ensablées et rivages déchiquetés, petits villages blancs aux tuiles vernissées et moulins bleus, c’est un nouvel aspect du Portugal qui se déroule devant nos yeux. En approchant de Porto Corvo, certains s’égarent un peu et tournent en rond dans le sable. Erreur du road book ou moment d’inattention ? Peu importe, grâce aux points GPS fournis, on arrive finalement à retrouver notre chemin. L’étape n’est pas longue ; certains vont en profiter pour se faire une « ventrée » de poisson et de fruits de mer, dans un petit restaurant de Vilanova de Milfontes. A l’ombre des glycines et quasiment les pieds dans l’eau, qu’il est difficile de reprendre la piste ! Un peu plus loin, au niveau d’Almogarve, une partie du groupe continue le road book vers Monchique, puis Faro, tandis que d’autres quittent le parcours officiel pour aller voir le Cap St Vincent qui marque la pointe sud du Portugal. Le soir tout le monde se retrouve à Faro, dans un magnifique hôtel, en plein centre ville face à la marina. Le repas nous est servi au dernier étage, en terrasse. C’est bon, c’est même très fin, mais plus que tout, la vue sur Faro de nuit est un vrai ravissement.

 

 

 

Des airs de Maroc.

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Le 9ème jour, nous partons en direction de Mertola. Le paysage change radicalement. Nous traversons d’abord une longue succession de collines arides puis, au fur et à mesure que l’on avance, on a de plus en plus l’impression de se retrouver au Maroc, dans la vallée du Drâa, avec ses palmiers et ses bosquets géants de lauriers roses. En fond de vallée, une rivière serpente au milieu des jardins et des orangers. Cette rivière, on va la voir de très près puisqu’il va falloir la traverser deux fois. Ce sera d’ailleurs l’occasion de faire de belles photos au moment des passages à gué. Pas de visite, aujourd’hui, excepté Mertola que nous atteignons en fin d’après midi. Malgré des étapes assez courtes, la fatigue de voyage commence à se faire sentir. Après s’être installé à l’hôtel, certains participants vont s’offrir une séance de farniente au bord du fleuve ; les plus courageux vont braver la chaleur et s’en vont visiter la ville. Perchée sur un éperon rocheux, entourée par le rio Guadiana et le rio Oeiras, Mértola est un ancien port fluvial qui connut autrefois une certaine importance, à la fois stratégique mais aussi économique. Pour ce dernier soir en commun, Helios nous a réservé un petit restaurant de spécialités qui mérite franchement le détour. Heureusement nous rentrons à pied…

 

 

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10ème et dernier jour, le parcours nous fait longer le barrage d’Alqueva. Achevé en 2002, il est à ce jour la plus grande retenue d’eau d’Europe. La piste fait le tour du lac, passe derrière l’ancienne mine de cuivre de Sao Domingo (abandonnée en 1966) et traverse les forêts de peupliers pour arriver à Corte Pinto. A partir de là, le chêneliège redevient roi. On retrouve à nouveau les paysages andalous qui nous avaient séduits quelques jours avant. La piste, large et bien entretenue longe plusieurs villages abandonnés, vestiges d’une population rurale aujourd’hui partie vers les grandes villes du sud. Nous arrivons en fin de matinée à proximité de Serpa, superbe ville médiévale qui marque la fin de ce raid. L’organisation nous a trouvé un joli point de pique nique, à l’ombre d’un groupe de grands chênes. Certains prennent leur temps car ils ont prévu de rester encore quelques jours sur place pour aller visiter Lisbonne. La majorité échange une dernière poignée de main et amorce le retour. Ce premier Raid Lusitania aura été une réussite sur tous les plans, notamment sur le plan climatique, et l’on conservera de ce pays l’extraordinaire richesse de ses monuments, la diversité de ses paysages et la gentillesse d’un peuple qui porte en lui la simplicité et l’hospitalité des temps anciens.

 

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