Carnets de voyage

La Sicile, d'une pointe à l'autre

Aussi étonnant que cela paraisse, la destination Sicile n’est pas du tout exploitée par les organisateurs de raids qui lui reprochent sans doute d’être trop «compliquée» à traiter. Il est vrai qu’avec tous ses parcs naturels et ses pistes régulièrement barrées pour «raison de sécurité», la Sicile n’est pas franchement facile d’accès lorsqu’on veut la parcourir en tout-terrain. Si vous voulez découvrir ce pays d’une manière intimiste et dans les meilleures conditions, avec votre 4x4 ou avec un 4x4 de location, il vous faudra passer par Helios Organisation et son Raid Trinakria qui sillonne la Sicile d’une pointe à l’autre (*). Romain Tomasini nous livre son carnet de voyage.

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Palerme - Corleone (J 1) : pas de mafia en vue.

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Sitôt débarqués sur le port de Palerme, nous sommes littéralement assaillis par le bruit ! Après l’ambiance feutrée du palace flottant qui nous a fait traverser la Méditerranée, l’effet est plutôt surprenant. On nous avait pourtant prévenus, on nous avait bien dit que la circulation à Palerme relevait de la «conduite Banzaï»… Mais il est difficile d’imaginer une circulation aussi dense, aussi anarchique. Quand on les regarde rouler, on a vraiment l’impression que les Siciliens sont capables de brûler leur vie aussi vite que les feux rouges ! Nous sortons quand même sans encombre de Palerme, sous les derniers feux du couchant, accompagnés par les klaxons impatients et rageurs des voitures et des scooters qui déboulent dans tous les sens. Il fait complètement nuit lorsque nous arrivons à Corleone, un petit village perdu au beau milieu d’une plaine immense où le blé règne en maître. Pour beaucoup de gens ce village est la capitale de la Mafia. N’exagérons rien. Même si cette pittoresque localité abritait autrefois quelques unes des familles mafieuses les plus puissantes, elle est surtout devenue célèbre dans le monde entier grâce à Mario Puzzo qui a repris le nomde Corleone dans son livre «Le parrain».

 

 

 

Corleone - Eraklea Minoa (J 2) : un air de Larzac.

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Sept heures : petit déjeuner au bord de la piscine. Ceux qui vont partir au road-book se dépêchent tandis que ceux qui ont choisi l’option convoi prennent un peu plus leur temps. Derniers sourires du patron (que l’on ne comprend toujours pas) et à sept heures trente tout le monde a quitté l’hôtel. La piste commence à 12 km de Corleone. Dans ce secteur, les chemins sont larges et bien entretenus. Nous sommes en plein parc national, dans une des anciennes réserves de chasse de Mussolini. Au fur et à mesure que l’on s’élève en altitude le panorama change, devenant plus minéral, plus sauvage. Ici, la pierre tourmentée et sculptée par le vent rappelle un peu ces paysages de rochers ruiniformes que l’on rencontre souvent sur les causses du Larzac et de la Lozère. En quittant la montagne, nous rentrons dans un secteur très vallonné. Peu à peu la forêt laisse place aux cultures qui s’étendent à perte de vue. Devant ce moutonnement de collines bleutées recouvertes de blé, d’orge et de céréales diverses, on ne peut s’empêcher de penser à cette époque lointaine où la Sicile était le principal grenier à blé de l’Empire romain. En laissant la forêt et le parc national, nous avons aussi laissé derrière nous les belles pistes du début. Le chemin devient maintenant plus étroit, plus technique, avec des ornières profondes qui nécessitent une certaine attention. Mais rien n’arrête la colonne et nous voilà bientôt à Erakléa Minoa qui marque la fin de notre première étape. Ceux qui ont choisi l’option bivouac s’installent sous les pins, au bord de la mer, à l’aplomb d’une gigantesque falaise de craie blanche. D’autres participants ont préféré le confort d’une chambre climatisée, à 100 mètres du point de bivouac mais au final, tout le monde se retrouve sur la plage pour un sympathique méchoui sous les étoiles. Ambiance chaleureuse où l’on raconte ses premières impressions, où l’on refait le monde près du feu avec pour fond sonore la danse incessante des vagues et le chant des cigales.

 

 

Eraklea Minoa - Raduzza (J 3) : déjeuner sur une autoroute.

 

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Le lendemain, nous nous dirigeons sur Agrigente pour y visiter l’incontournable vallée des temples. Premier contact avec la Grèce antique, premiers moments d’émotion devant ces superbes temples dédiés à Zeus, Héraclès, Héra, et d’autres divinités mineures. Le temple de la Concorde à lui seul mérite le détour. Avec ses 34 colonnes qui se dressent fièrement vers l’éther immuablement bleu du ciel sicilien, c’est l’un des temples doriques les mieux conservés au monde. Les appareils photos cliquètent sans arrêt pendant qu’Arys dirige la visite. Avec lui, pas besoin de prendre un guide officiel (en Sicile, nombre de guides ont une connaissance très limitée du français ce qui entraîne des explications succinctes et pas toujours très fidèles à la réalité). Ses commentaires sont bien documentés et souvent très animés ; avec Helios, l’Histoire s’agrémente de légendes et d’anecdotes qui nous font mieux comprendre et apprécier ces beautés que l’on découvre à chaque pas. Pour déjeuner, l’organisation nous a réservé une surprise plutôt insolite puisqu’on nous fait manger en plein milieu d’une autoroute abandonnée ! Tout y est, les rails de sécurité, les viaducs qui enjambent la rivière, le goudron à travers lequel poussent parfois des herbes folles ou même des arbres, la ligne blanche, les panneaux de signalisation. Tout y est mais… l’autoroute s’arrête en plein milieu de nulle part, dans une étroite vallée face à une montagne qui ne connaîtra certainement jamais l’empreinte d’un quelconque tunnel. Comme sur Agrigente, réputée pour ses scandales immobiliers, il semblerait que la Mafia soit passée par là… Délaissant la villa romaine de Piazza Armerina, trop galvaudée et inapprochable dès la belle saison, le Raid Trinakria nous conduit ensuite vers Raduzza pour bivouaquer dans une forêt d’eucalyptus. Ce soir bivouac incontournable pour tout le monde car dans ce secteur les structures hôtelières sont plutôt rares. La soirée commence très fort avec les novices qui montent leur tente à l’envers. Heureusement l’organisation est là… Pas de feu ce soir mais l’ambiance est quand même délirante grâce aux petits vins de pays qui passent de table en table.
 

De Raduzza à Syracuse (J 4) : le baroque à l’honneur

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Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude pour la saison, le convoi reprend la piste en direction de Ragusa. Ici, comme dans de nombreuses villes de Sicile, le baroque a atteint son apogée. Impossible de décrire l’émerveillement que l’on ressent devant ces façades délicatement ouvragées, devant ces églises majestueuses qui semblent sortir tout droit de l’imagination d’un poète halluciné. Car il y a de la poésie dans le baroque. De la poésie et aussi une certaine mélancolie. Même ceux qui d’ordinaire ne sont pas réceptifs à l’architecture du passé, restent longtemps en contemplation face au portail monumental de la basilique de San Giorgio. Et ce sont encore ceux là qui reviennent sur l’église de San Giuseppe dont la splendide façade est encadrée par des colonnes corinthiennes. Mais la journée s’étire et il faut bientôt repartir pour rejoindre Syracuse. Ce soir hébergement à l’hôtel pour tout le monde. Hélas, ce n’est pas du tout l’ambiance des soirées précédentes. L’hôtel est confortable avec ses 3 étoiles et sa piscine d’un autre monde, mais nous sommes littéralement noyés dans la masse des touristes de tous horizons qui sont venus là par cars entiers. Après le dîner, nous allons flâner un peu dans la vieille ville pour y admirer les façades brillamment éclairées des anciens palais. Là encore le baroque règne en maître et dans la lumière des projecteurs, certains édifices prennent une dimension quasi cyclopéenne…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aimerai tant voir Syracuuuuuse (J 5).

Ah, Syracuse, la ville natale d’Archimède… Une semaine ne suffirait pas à la visiter toute entière ! Il faudra pourtant se contenter d’une seule journée.

 

Syracuse - Castroréale (J 6) : à nous les pistes d’altitude.

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Le lendemain, après une belle étape routière qui permet de découvrir les falaises déchiquetées de la côte sud, le 4x4 reprend ses droits au dessus de Messine. La piste qui monte en lacets réserve des panoramas absolument dantesques sur le détroit et l’Italie toute proche. Malgré le côté un peu vertigineux et chaotique de cette évolution au dessus de la mer, tout le monde se réjouit d’avoir quitté la ville. Comme Palerme, Messine se caractérise elle aussi par une circulation totalement anarchique. Après la cohue de la ville, c’est un véritable bonheur de rouler «tranquillement» sur des pistes désertes… Toute la journée les 4x4 évoluent sur des chemins d’altitude et sur des lignes de crête. Les points de vue et les coups de coeur s’enchaînent les uns après les autres. Parfois on aperçoit au loin un village blanc accroché à flanc de montagne. A d’autres moments c’est une église romane ou un monastère baroque perchés sur un promontoire élancé qui domine la mer. Nous arrivons sur le site de bivouac avec les dernières lueurs du jour. L’étape était un peu longue aujourd’hui et puis, il faut le dire, la beauté des paysages et la douceur du climat sicilien invitent à la rêverie. D’où un certain ralentissement dans l’évolution : on s’arrête souvent pour faire des photos, on traîne un peu à table… L’ensemble du groupe s’installe tranquillement tandis que ceux qui ont choisi l’option hôtel continuent la piste pour rejoindre Castroréale à 8 kilomètres de là. Comme d’habitude, ils nous rejoindront un peu plus tard pour dîner avec nous. Le point de bivouac est absolument magnifique ! Il s’agit en fait d’une aire de plein air comme on en trouve un peu partout en Italie et en Espagne. Ces aires se caractérisent généralement par un gigantisme et un esthétisme que l’on ne voit nulle part ailleurs. Ce gigantisme s’explique très simplement : lors des grandes fêtes votives, ces aires sont destinées à accueillir des rassemblements de plusieurs milliers de personnes. Partout des sanitaires, discrets et bien intégrés, des grils immenses (on pourrait y cuire un boeuf entier !), des tables de toutes les tailles, certaines pouvant même recevoir des familles entières, des portiques de jeux pour les enfants, des sources captées, des fontaines, les petits lacs avec des torrents artificiels… Un véritable coin de paradis ! Et tout cela en pleine montagne dans un site grandiose.
 

Castroréale - Randazzo (J 7) : Etna en vue !

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Aujourd’hui, l’évolution 4x4 s’effectue essentiellement en forêt. Les sous-bois sont transpercés çà et là de milliers de rayons de soleil qui dansent dans la brume du matin. Par endroits, cette brume fantomatique s’attarde sur la piste, sur les fougères évanescentes, au pied des grands arbres dont les frondaisons épaisses se perdent très loin au dessus des voitures. Tout autour de nous la terre est noire et grasse ; on sent vraiment que nous approchons d’une zone volcanique. Et soudain, au détour du chemin la forêt s’ouvre sur un spectacle qui nous laisse pantois : l’Etna est là, gigantesque et majestueux, avec ses neiges éternelles et son panache de fumée blanche qui s’étire longuement au dessus de la mer. L’Etna… on en rêvait depuis le départ et il est là, le plus grand volcan d’Europe en activité. Il est à plus de 30 kilomètres de là mais il occupe tout l’horizon… Nous arrivons à Randazzo juste après le déjeuner et nous nous installons au Da Marianna, un petit hôtel de montagne tenu par une famille absolument adorable. L’accueil est délirant ! On a vraiment l’impression d’être reçus comme des princes. Nous avons déjà eu l’occasion d’apprécier l’hospitalité sicilienne mais là, cela dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Pas d’étoiles pour ce petit hôtel qui n’apparaît dans aucun dépliant de tour operator mais il pourrait en remontrer à tout un tas de trois étoiles du bord de mer.

 

 

Randazzo - Randazzo (J 8) : une boucle via l’Etna et Taormina

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Les gens du pays, quand ils parlent de l’Etna, disent «la montagne». Certains l’appellent même «le mangeur d’hommes». La plupart en parlent avec un respect mêlé de crainte. Il est toujours difficile d’oublier que l’on habite un village ou une ville qui peut être enseveli brusquement sous des torrents de lave. Et pourtant… La région de l’Etna est une des plus peuplée de Sicile. Malgré les tremblements de terre, malgré les 135 éruptions majeures de l’antiquité, malgré les éruptions de 1933 (plusieurs villages engloutis par la lave) et celles des 20 dernières années, les terres extrêmement fertiles de l’Etna font vivre des milliers de personnes. Au petit matin, nous prenons la route en convoi pour nous rendre sur l’Etna et rejoindre le refuge de Sapienza d’où nous attend un bus 4x4. L’Unimog nous amène 400 mètres plus haut et nous continuons à pied avec un guide tunisien qui parle le français à merveille. 30 minutes de marche dans la neige et le verglas nous amènent au pied du cratère principal. Nous sommes dans un autre monde, un monde minéral où le sol noir est recouvert de neige et où la végétation n’existe plus. Le spectacle est absolument dantesque. Nous ne verrons pas de coulée de lave aujourd’hui mais le déplacement valait la peine malgré ces rafales de vent qui nous congèlent (il fait -3°). Le guide n’a pas besoin de nous presser pour redescendre. La température a encore chuté et le vent s’est chargé d’une neige fondue qui nous transperce littéralement malgré nos vêtements imperméables. Aussitôt arrivés à Sapienza, nous nous précipitons vers les voitures et nous mettons le chauffage à fond. Pour rejoindre Taormina, Helios nous fait traverser un bout de forêt sur le versant Est du volcan. La piste n´est pas très longue car le secteur est très règlementé mais cela suffit à nous donner une bonne idée de la forêt etnéenne. Les arbres sont immenses, le sol tantôt noir, tantôt rouge, laisse apparaître les traces des anciennes coulées de lave. Fait surprenant, on trouve parfois en plein milieu de ces coulées de lave de véritables tapis de fleurs aux couleurs vives qui tirent le plus souvent sur un rouge vif éclatant. La piste bien damée serpente au milieu des fougères géantes et à certains endroits, on trouve de jolis panneaux de bois qui traitent de la flore et de la faune locales. Malheureusement, tout est écrit en italien et cela ne facilite pas toujours la compréhension. C’est avec une joie sans pareille que nous retrouvons la douceur du bord de mer ! Tandis que certains se dirigent vers les gorges de l´Alcantara pour une randonnée aquatique (brrrr !), les autres prennent la direction de Taormina. Destination idéale pour des vacances, entre mer et montagne, Taormina est le bijou de la Sicile. Nichée sur un piton rocheux en bordure de mer, cette petite ville médiévale entourée de remparts est un véritable havre de paix. La route en lacets qui monte à la ville (200 mètres d’altitude) est bordée de lilas, genêts, palmiers et cactus. Le centre ville, interdit aux voitures, donne une intense sensation de calme, grâce aux rues fleuries et ombragées parsemées de terrasses de café.
 

Randazzo - Cefalù (J 9) : un parcours vert.

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Aujourd´hui, nous partons pour la plus longue étape du voyage : 160 km de piste à travers le Parc des Nebrodi, dans un décor qui rappelle un peu la forêt de Brocéliande et les vertes prairies d´Irlande. Pour un peu, on s´attendrait presque à rencontrer un druide au détour du chemin ! D´autant plus que le temps est couvert aujourd´hui avec un petit crachin glacial et des nappes de brume qui donnent à la forêt un aspect fantomatique. La piste s´achève à 60 kilomètres de Cefalù. A partir de là, le groupe se scinde en deux. Certains remontent sur Sperlingua pour visiter le château normand tandis que les autres se dirigent directement sur Cefalù. Ce soir encore, tout le monde se retrouve à l´hôtel. Rien à voir avec ce qu´on a connu à Corleone ou à Randazzo ! Nous sommes vraiment dans un hôtel de chaîne, un des ces monstrueux complexes hôteliers issus de cette période «faste» où la Mafia était omniprésente dans la spéculation immobilière... Cela dit la piscine à débordement et la jolie plage au pied de l´hôtel sont appréciées par tout le groupe.

 

 

 

 

 

De Cefalù à Trapani (J 10) : ultimes visites avant l’embarquement

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Aujourd’hui´hui, étape routière uniquement. Il y a trop de choses à voir ! Nous filons donc directement sur Scopello pour y voir les calanques. C´est de là que partaient autrefois les pointus (petites barques de pêche) pour la Tonarra, la pêche au thon. Le site est magnifique mais nous n´avons pas le temps de nous éterniser et nous reprenons la route pour rallier Segeste. Nous délaissons tous la navette qui relie entre eux les principaux centres d´intérêts de ce lieu incontournable et c´est à pied que nous visitons l´ancienne cité. Du théâtre grec, la vue est grandiose sur la mer Ionienne et la vaste plaine qui s´étend en dessous de nous. Le temple à lui seul mérite le déplacement. Dans un état de conservation étonnant, même s´il n´a jamais été terminé, il dresse fièrement ses hautes colonnes de pierre blanche qui contrastent violemment sur le bleu du ciel. Après Segeste, direction Trapani et les fameuses salines de Stagone. Là encore, on ne regrette pas le déplacement. Ces salines, il faut le savoir, sont utilisées depuis l´antiquité. Chose originale, le sel collecté est regroupé en tas sur les quais qui bordent les marais salants et recouvert de tuiles vernissées. Le résultat est très esthétique : la blancheur immaculée du sel, les tuiles rouges, jaunes ou vertes et le bleu indigo de la mer forment un contraste du plus bel effet. L´organisation a réservé un petit restaurant au bord d´une saline pour le repas de clôture où on peut déguster à satiété d´excellents fruits de mer. Après le repas, le groupe se sépare à nouveau. Certains repartent sur Palerme où ils embarqueront pour Gênes et les autres filent sur Trapani, point d´embarquement des bateaux qui relient la Sardaigne...

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